Le personnage central du livre est l'Irlandais Roger Casement qui est l'instigateur du soulèvement de Pâques en 1916. On le retrouve en prison réfléchissant sur ses réelles motivations, ses espoirs utopiques constatant l'inanité au fond d'un nationalisme aveugle qui finit par nier la vie même. Parce qu'elle se positionne dans une instabilité constante, parce qu'elle ne cesse de faire des pas de côté par rapport à toute parole politique figée, parce que chaque affirmation politique y est immédiatement bombardée d'ironie et de points de vue opposés. Aucune idéologie, aussi puissante et bien intentionnée soit-elle, ne peut avoir de prise dessus.
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Paol Keineg est né en 1944. Sa pièce, Le Printemps des bonnets rouges (1972), mise en scène par Jean-Marie Serreau, marque le début d'une œuvre importante et incontournable. Poète d'une rude et farouche exigence, il a publié entre autres textes, Silva rerum (Maurice Nadeau), Tohu (Wigwam) et À Cournille (Dana). Il vit aujourd'hui aux États-Unis. Il a fait paraître aux Éditions Apogée en 2002 la pièce de théâtre Anna Zéro et en 2003 Triste Tristan suivi de Diglossie, j'y serre mes glosses.
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