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Rhapsodie pour un librique défunt

Alain Ferry

« De mon vivant je n’avais pas désiré, beau mensonge ou pieuse ruse, l’immortalité de mon âme, de mon esprit, et encore moins de mon corps, mais j’avais caressé l’hypothèse d’un délai de conscience et de mémoire loisible aux heures de mon enterrement. Pour le cas où cette expérience aurait lieu, j’avais demandé qu’on ménageât une fenêtre vitrée dans le couvercle de mon cercueil, à l’endroit de la tête : qui sait si un pouvoir passe-paupières ne me permettrait pas de voir une dernière fois les personnes qui s’inclineraient sur ma fosse pour me dire adieu ? »

22,00 €
2012
352 pages / 14x21,5 / Broché
ISBN : 978-2-84398-423-5
Disponible
Éditions Apogée


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Dans la même collection : Piqué d'étoiles -

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Et voilà, ils sont tous là autour de la tombe, parents, famille, amis, aimés et mal-aimés. Or, au lieu de leur donner voix au chapitre, c’est le mort lui-même qui les salue depuis le fond de la fosse, mobilisant la mémoire comme l’imagination, les faits comme la fiction. Ce récit original tourne le film d’une vie, à la façon d’un bilan, ici établi avec l’ironie que l’on connaît à l’écrivain, et qui traduit la distance qu’il sait prendre avec les événements et l’histoire, jolie ou hacheuse de destinées. Mais au-delà des visages, ce sont des plages littéraires que le regard parcourt, tandis que s’instille ou s’installe le bagage de ce lecteur gourmand pour qui le livre est source d’incitation et promesse d’orgasmie. Ce « librique » est amoureux des mots autant que des figures féminines… et de leurs jeux, aux uns et aux autres. L’écriture d’Alain Ferry est toujours une lente et insistante réflexion sur les plaisirs et les jours, sur ces choses de la vie qui est, selon l’expression de Montaigne, chose tendre et facile à troubler.










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Alain Ferry est né le 17 décembre 1939 en Algérie. Agrégé de lettres classiques, il a enseigné pendant plus de trente ans au Prytanée de La Flèche, où passèrent l’abbé Prévost ou Marcel Drouin. En 2009, il reçoit le prix Médicis dans la catégorie essai pour son roman Mémoire d’un fou d’Emma.

« Le style de Ferry est à son image, sensuel et gourmand, et il fallait bien cela pour remercier la vie […] [Il] montre qu'il est ou a été un grand lecteur et un grand écrivain."
Lire l'article d'Éric Bonnargent, Le Matricule des anges (mars 2013)


« Ce livre est gloussant. Il est surtout lettré. Très lettré. […] Il a la citation baroque, le clin d'œil subtil et encyclopédique, le regard lubrique tout ce qu'il faut. C'est fou comme c'est vivant, un mort… »
Lire l'article de François Simon, Ouest-France (03/03/13)


« Souvent, je crée des situations complètement drolatiques, même si cela relève de la fiction. À partir d'un petit détail, j'en fais une montagne. La place des figures féminines aussi est importante dans le livre. En fait, il y a beaucoup d'exubérance. »
Lire l'entretien avec Alain Ferry, Courrier de l'Ouest (03/02/13)


« [C'est] un exercice de libertinage intellectuel […] Il n'y a pas de jargon dans Rhapsodie. Il garde ma marque de fabrique : l'humour. Ce livre est drôle, et comme mes précédents ouvrages, exubérant ! »
Lire l'entretien de Christelle Quintard avec Alain Ferry, Ouest-France (11/02/13)


« Soixante personnes, soixante chapitres, et autant de digressions inventives, drôles et émouvantes. Ferry est un puits de sciences, un joueur de mots, ne vivant que par les livres et doué d'une mémoire phénoménale. »
Lire l'article de Place publique


« […] avec d'astucieux raccourcis et des rapprochements étonnants qui donnent aux divers personnages leur épaisseur, une densité qui va les pousser vers l'exemplarité, pour ne pas dire le mythe. »
Lire l'article d'Albert Bensoussan dans La Quinzaine littéraire (n° du 16 au 30 avril 2013)


« Il y a là une jubilation que Montaigne, qui ouvre et ferme le livre, n'aurait pas récusée. »
Lire l'article de Marie-Hélène Prouteau, Encres de Loire, n° 64 (été 2013)

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