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Editions Apogée

  • Alain Roussel aux Champs Libres (Rennes)

    Posté le 19 Janvier 2015 par Éditions Apogée

    Invité par la Maison de la poésie et les Champs Libres, Alain Roussel, auteur du Labyrinthe du Singe, animera Cours des Alliés une rencontre sur la relation entre la poésie et la fiction entre les 2 écrivains Jacques Abeille et Bernard Noël le mercredi 28 janvier à 18 h 30 (renseignements : 02 99 51 33 32).


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  • Le dessinateur de presse Loïc Schvartz à Redon (35)

    Posté le 19 Janvier 2015 par Éditions Apogée

    Retrouver le dessinateur de presse Loïc Schvartz le samedi 24 janvier pour une séance-dédicace à l'Intermarché de Redon (route de Rennes) de 14 h 30 à 18 h où il présentera son dernier recueil de dessins En Bretagne, la voix est libre !
    Renseignements -> Gwenola Chubère, 02 99 71 28 60.


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  • Charlie… et après ?

    Posté le 16 Janvier 2015 par Éditions Apogée

     

    Après la tragédie et la mobilisation, comment ne pas s’interroger maintenant sur les fondements de la démocratie et les menaces qui pèsent sur elle ? Trois ouvrages éclaireront la réflexion :

    Qu’est-ce que penser librement ? - Nathalie Monnin
    Une pensée libre est-elle possible ? Et si oui, que serait-ce ? À quoi se verrait-elle ? Peut-on définir des critères de reconnaissance d’une libre pensée ?

    De la fragilité de la démocratie. Une lecture de Tocqueville - Amine Boukerche
    L’analyse visionnaire de Tocqueville sur la démocratie, ses avancées et ses dérives, révèle le sens même de l’histoire. Elle apporte un éclairage nouveau aux événements récents et à la mobilisation qui a suivi.

    L’Humour, c’est sérieux ! - Jacques Le Goff
    « Seul l’humour nous aide à supporter la tragédie. »
    Redécouvrir ce qu’est l’humour et comprendre pourquoi il est si important. C’est l’objet de ces pages en forme de clin d’œil. À ce propos, lire l'article de Jacques Le Goff paru dans Ouest-France, le 26 janvier dernier.


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  • Espèce d'animal !

    Posté le 12 Janvier 2015 par Éditions Apogée

    Ceci n'est pas une insulte, mais bien le titre de la collection scientifique jeunesse dans laquelle vient de paraître 3 nouveaux titres ! Pour en savoir plus, réécoutez l'interview de Nicolas Guillas, journaliste scientifique à l'Espace des sciences de Rennes sur Radio Laser (95.9).


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  • Lancement de Direct live (Alain Jégou) à Rennes

    Posté le 6 Janvier 2015 par Éditions Apogée


    À l'occasion de la parution en janvier de Direct live, le livre rock d'Alain Jégou, préfacé par Benoît Delaune, un lancement en musique est organisé dans le café-bar Le Papier Timbré (39, rue de Dinan) le vendredi 16 janvier, à 19 h. C'est le groupe ZEBRA III qui orchestrera cette soirée-lecture (renseignements au 09 52 52 11 15).


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  • Yvan Droumaguet revient d'Afrique

    Posté le 5 Janvier 2015 par Éditions Apogée

    Retrouvez Yvan Droumaguet, auteur de L'Amour, échec de la philosophie, sur Ouest-France dans un article signé Agnès Le Morvan (2 janvier 2015).


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  • L'avis d'un psychiatre sur Le Corps perdu de Suzanne Thover

    Posté le 11 Décembre 2014 par Éditions Apogée

    Le récit du tunnel dépressif, autobiographique ou fictif, n'est pas inédit : plusieurs livres l'ont déjà proposé plus instructifs pour le lecteur que les descriptions médicales. Les pathologies dépressives sont plus difficiles à comprendre que les pathologies somatiques dont la cause est visible grâce à l'imagerie médicale ou palpable grâce à des signes objectifs fournis par les analyses biologiques. La difficulté à appréhender la maladie dépressive génère incompréhension de l'entourage voire du corps médical : "Secoue toi, remue toi, fais un effort"...

    Marie Le Drian décrit l'isolement, mieux, le rejet social dont est victime Suzanne Thover. Elle décrit bien mieux encore en un style qui donne un rythme d'une étonnante vivacité contrastant avec le symptôme cardinal de la dépression de Suzanne : la paralysie imposée par la dépression. Paralysie de la pensée, des émotions, de la volonté, de l'action qui place l'héroïne en retrait de toute vie sociale et familiale.Point d'inutile pathos dans ce beau livre racontant une souffrance psychique qui donne le frisson au lecteur tellement bien emmené dans le processus dépressif dont lui n' a aucune idée au point de ne savoir que dire : secoue toi ! Par une froide description des réponses sanitaires (médecin de ville généraliste ou psychiatre, service des urgences, hôpital psychiatrique, ) l'auteur nous dit combien notre société est enfermée dans son obsession de mise en place de processus opératoires. La sécurité prime : tout est fait pour prévenir le geste suicidaire. La carte vitale est l'objet d'échange central. Mais, une fois le malade " pris en charge", la personne en souffrance est oubliée. Sans porter de jugement personnel, Marie Le Drian dresse un portrait saisissant de cette médecine riche de ses protocoles et technologies.

    Le miracle viendra de l'attention d'amis d'enfance.N'allez pas croire que le livre masque la réalité des outils médicaux en particulier médicamenteux aujourd'hui disponibles pour traiter la dépression. Le parcours de Suzanne dit leur utilité et ....leurs limites. Et il dit aussi comment aujourd'hui encore quelqu'un peut être "aidé" médicalement et socialement sans que lui soit jamais énoncé ni expliqué le diagnostic de maladie dépressive ! Cet ouvrage montre enfin combien la dépression peut définitivement changer la trajectoire de vie même lorsqu'elle finit par être correctement traitée et se cicatriser. Un autre message de Marie Le Drian : il y a intérêt à trouver des le début du processus les bons outils de traitement, les bonnes adresses médicales ! Vaste programme !

    L'Académie de Médecine à choisi de récompenser un très beau livre sans concession sur la médecine d'aujourd'hui à propos d'une pathologie dont on peut craindre que certains médecins eux mêmes ne sachent pas la nommer et la reconnaître. Ce choix du jury du Prix Jean Bernard est assurément un très bon choix. Le livre de Marie Le Drian est à lire absolument par toutes celles et ceux qui souffrent ou connaissent un proche qui souffrent de dépression : rappelons que 15% d'entre nous sont ou seront atteints par cette maladie...

    Jean-Pierre OLIÉ
    Psychiatre - Membre de l'Académie nationale de médecine


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  • Albert et Déborah Bensoussan sur Radio Alpha

    Posté le 8 Décembre 2014 par Éditions Apogée

    Pour réécouter l'émission de radio "Regard culture", présentée par Arnaud Wassmer (Radio Alpha), sur le roman épistolaire Tobie et Léah, c'est ici.


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  • Revoir, réécouter, relire Alain Jégou

    Posté le 5 Décembre 2014 par Éditions Apogée

    Le jeudi 11 décembre, la Maison de la poésie organise à La Péniche Spectacle (quai Saint-Cyr à Rennes) une soirée (19 h 30) consacrée à Alain Jégou et animée par Arnaud Wassmer. Avec, entre autres moments forts, la projection du film de Christophe Rey Le Chant des mers. Renseignements au 02 99 51 33 32.


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  • Les laines sauvages

    Posté le 7 Novembre 2014 par Éditions Apogée

    Le Fils d'Étienne d'Alain Ferry
    par Albert Bensoussan

    Qui est Alain Ferry ? Pas un descendant du grand Jules, mais un professeur qui a mis au pas toutes les têtes galonnées en sévissant pendant plus de trente ans au Prytanée. Un agrégé des lettres épris de Flaubert et de sa Bovary — c’est le titre d’un de ses romans couronné du prix Médicis, mais curieusement dans la catégorie « essai » (Mémoire d’un fou d’Emma, Le Seuil, 2009), alors que là, plus qu’ailleurs l’imagination est au pouvoir. Un père de famille retiré à la campagne comme Michel Eyquem sur sa montaigne, qui, lorsqu’il n’est pas à la lecture comme un possédé des Lettres (« Je lis pour vivre »), noircit ses cahiers d’écriture avec des scrupules de naturaliste. Multipliant digressions et citations, gravant sur ses poutres des paroles édifiantes, et s’abandonnant à ses deux passions : l’écriture et l’amour, d’ailleurs confondues. On se souviendra de ses souvenirs d’enfance, El-Khous, éthopée d’un pied-noir (Le Seuil, 1978) et de sa verbhorrée, qui lubrique — La mer des mamelles (Le Seuil, 1995) —, qui librique — Rhapsodie pour un librique défunt (Apogée, 2013), dont nous avons ici-même rendu compte (La Quinzaine littéraire, 16/30 avril 2013). Un écrivain rare et prodigieux qui nous livre là, d’une plume testamentaire, ses relations de fils à père puisque le titre le définit comme tel. Déjà, par le passé, Alain Ferry avait fait entendre, avec quelque alchimie, la voix de son père en publiant Le devoir de rédaction (Actes Sud, 1983). Au cours du long récit du Fils d’Étienne que j’avoue avoir lu d’une traite, en passant par-dessus la nuit et le jour, sans pouvoir m’en déprendre, le romancier classe ses papiers, revisite les tiroirs de sa mémoire, retrouve bon nombre de lettres et d’écritures de son père dont il truffe sa propre déambulation littéraire, bref, nous livre une manière de somme de vie, un testament en somme, mais dans la luxuriance, la nonchalance piétonnière, la profusion poétique et le délire des mots, toutes qualités qui, au-delà du « verbiage » dont un maître maniaque qualifiait les dissertations de Proust, le rattachent, par la plus savante des sources et la plus magique des veines, à La recherche d’un autre temps perdu.

    L’incipit dit clairement son objet : « Fils et père ». Il s’agira donc d’un dialogue. L’explicit tirera un trait sur le géniteur défunt, et le fils n’aura que trois mots de conclusion : « Je suis seul ». Mais en-deçà que de filons et de veines narratrices, que de bonheur d’évocation et d’histoire ! Nous sommes en Algérie, et c’est la colonie. Un paradis perdu ? Qui a dit cela ? Le paradis ne se trouve que sous les pieds des mères. Une mère que le narrateur voit désormais par les yeux de son mari, le grand Étienne, amoureux fou de Rosette, comme Alain Ferry le fut d’Emma. Il nous rapportera ces vingt-cinq années de bonheur, jusqu’à la douloureuse et fatale maladie. Le récit de la mort de la génitrice nourrit, probablement, les plus belles pages du livre, les plus émouvantes. La scène est toujours à El-Khous, à un jet de pierre de Mondovi où naquit Camus, avec qui le père Ferry a en commun d’exercer, comme le père d’Albert, le métier de contremaître agricole. Caviste et électricien surdoué, naturellement exploité par les patrons qui, eux, sont ces vrais colons, archi-minoritaires par qui l’opprobre tombera sur l’ensemble du petit peuple pied-noir. Là, comme chez l’auteur du Premier homme, nous avons affaire à des humbles, des besogneux, des forçats de la glèbe, des dévoués et généreux, des âmes simples. Pour qui veut connaître et comprendre ce que fut l’Algérie française, ce livre est assurément le meilleur ethnologue. La guerre venant, rien ne sera épargné au champ d’horreur, et Ferry en est ici le scribe accompli, lui qui entend « soumettre la vie au contreseing de l’écriture ». Rien ne lui est plus éloigné que le sentiment de nostalgie, encore moins la « Nostalgérie », pour reprendre un mot forgé par Montherlant. Il fut heureux à El-Khous, auprès de ce père qui l’aimait tant, de sa mère si attentive au bonheur de son petit « Lalou » qu’elle n’hésita pas à se séparer de lui pour qu’il puisse apprendre à devenir un homme à Bône, à Alger, à Paris ; la famille est le bain amniotique du narrateur, et son bonheur était avant tout là, dans ces visages, dans cette géographie humaine, bien plus que dans cette terre qui allait se révéler bientôt marâtre. Pour cela, la seule définition qu’il donne de l’Algérie est « le pays où mes parents et moi nous nous sommes tant aimés ».

    Alors il y a l’amour des livres et cet héritage de Monsieur Teste dont « la bêtise n’est pas [le] fort ». Que d’intelligence, en effet, chez ce petit garçon issu d’un milieu objectivement défavorisé, qui va rafler les premiers prix et s’inscrire toujours dans l’excellence, jusqu’à Normale Sup et sa jeune agrégation ! Le texte qui décrit ce parcours est balisé de multiples citations de celles qui, pour être issues de « grandes têtes molles » fortifiaient singulièrement le cerveau du petit génie. Et puis il y a la digression. On dit la chose mal vue par la critique. Mais gageons, tant la pertinence du discours ajouté est ici évidente, que le jugement sera tout à rebours. Que seraient Montaigne ou Cervantès sans la digression – ou plus près de nous un Kundera dans le sillage de Diderot ? Le roman est une vaste tapisserie dont Cervantès avec fausse modestie confessait la grossièreté des nœuds ; mais ici de toutes ces laines sauvages qui composent le lent et long récit de la vie d’Alain et d’Étienne, le scribe tire un écheveau solide et cohérent. Pour la raison que, ainsi que l’exigeaient les rhétoriciens de l’époque de Cervantès, justement, tous les fils se conjuguent à une seule fibre. Oui les fils sont ici plusieurs fois repliés sur eux-mêmes, oui, il y a ressassement, oui, pléthore, oui, débordement, mais toutes ces eaux fluviales se jettent dans le grand fleuve de la vie, ce fleuve de Jorge Manrique — plaisamment cité par Ferry — qui va se jeter dans la mer, qui est la mort.

    Mais en accordant sa voix à celle de son père, admirable « écrivant » qui fut notaire de toute sa vie en noircissant carnets, agendas et bouts de papier, le scribe s’impose à nous comme le véritable écrivain, celui qui complète, dépasse, subsume l’écrivant que fut son père jusqu’à le hisser à l’Empyrée. Le seul moment où la littérature lâche l’écrivain, c’est, quand tout est consommé, à la dernière phrase, celle où, au terme d’un immense hommage au géniteur qu’il qualifie de « tombeau » — comme Ravel a pu composer en musique un « Tombeau de Couperin » —, Alain Ferry renonce aux fards et aux fioritures de sa prose pour écrire, avec la simplicité retrouvée d’un Camus, écrivain économe s’il en fut : « Je suis seul ». Cette phrase, si troublante, ainsi que quelques autres où perce, derrière les lunettes du grand décrypteur, l’éclat d’une émotion — comme lorsqu’il revoit la cave de la ferme où travaillait son père, vingt ans après, et apprend que des soldats de la France l’avaient transformée en chambre de torture —, constituent ces « laines sauvages » nécessaires, selon lui, aux « écrits bien tissés ». En vérité, ce que que nous offre ici Alain Ferry, vaste geste d’un homme simple dans l’Algérie coloniale, récit d’une enfance heureuse et tourmentée, regard sur « la misère des mondes », manuel de survie d’un autre Gerbault qui a franchi la mer et qui s’écrie, en parodiant Baudelaire : « Homme libre, toujours tu chériras les livres », est une tapisserie exempte de nœuds, de ficelles et de vices. Alors oui, Cervantès en serait content, et satisfait Montaigne.

    Albert Bensoussan


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