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Editions Apogée

  • Une bonne pêche

    Posté le 27 Novembre 2013 par Éditions Apogée

    Éloge de la truite de Denis Rigal,
    par Jacques Josse, auteur aux Éditions Apogée de Terminus Rennes, Journal d'absence, Les Lisières et Vision claire d'un semblant d'absence au monde


    À voir tout à coup couler, sinuer, serpenter à fond de vallée et sous nos yeux la Limagnole, la Virlange, la Senouire, la Sianne, l’Argence Vive, la Gourgueyre, la Seuge, la Dore et la Dolore, on se dit que les hommes qui ont ainsi nommé les rivières devaient non seulement les apprécier mais également les choyer et sans doute les remercier pour leur débit, leur apport en eau vive, leur capacité à faire tourner les moulins et pour la provision de poissons qu’ils ne manquaient pas d’y trouver. Découvrir, sans s’y rendre, le son changeant de toutes ces rivières (et leurs à-côtés ombragés) est possible grâce à Denis Rigal qui les a réunies dans un livre où l’éloge de la truite n’a d’égal que celui de la pêche.

    « Ce qui fait la vérité de la pêche : l’odeur de l’eau, le frisquet de l’aube, les couleurs et le toucher de la truite, l’émotion, l’imaginaire, le sentiment archaïque d’appartenir au même monde que le poisson que l’on recherche et d’en être pourtant irrémédiablement différent. »

    Se poser, observer, être patient, remonter le cours de la rivière, déceler un peu de sable poli près d’une pierre, pouvoir distinguer une truite immobile au creux d’un bief, éviter de projeter son ombre sur l’eau, repérer l’endroit où a lieu l’éclosion des insectes, se glisser entre les roseaux, les arbres, les ronces sans provoquer le moindre bruit capable de se répercuter sous les berges sont quelques-unes des règles minimales qui ne s’apprennent pas du jour au lendemain. Rigal le sait, qui se souvient de ses maîtres, pêcheurs anonymes, parfois braconniers, qui lui ont, très jeune, transmis la passion de la pêche et par ricochet celle de la truite. Celle-ci, vive, sauvage, saumonée ou non, arc-en-ciel ou fario, prise à la mouche, au grillon, à la sauterelle ou au ver, et parfois même à la main, est la récompense qui vient s’ajouter aux bienfaits et aux surprises du temps passé dehors.

    « On dit que Pythagore, à force de concentration, parvenait à se souvenir qu’il avait été poisson. Si jamais sa croyance en la métempsychose était fondée, puisse-t-il user de son influence pour faire en sorte que je vive ma prochaine existence comme truite.»

    Denis Rigal rappelle avec humour combien la truite, sans s’en douter, se joue parfois de la pensée du pêcheur qui en arrive à deviner de la psychologie là où il n’y a qu’instinct ou faim. Il se souvient aussi de s’être retrouvé, lui qui ne croit pas au moindre dieu, en quelques occasions, aux prises avec une sorte d’attitude mentale proche du chamanisme, s’inventant « des interdits et des prescriptions à observer » avec en tête la certitude de réaliser ainsi une bonne pêche.

    « Au lieu de se "truttifier", l’homme humanise la truite et lui prête des attitudes, voire des sentiments ou des raisonnements dont elle serait bien incapable. »

    Portraits, anecdotes, rencontres impromptues, conseils pratiques, fragments autobiographiques et billets d’humeur ponctuent un ensemble où il fait bon flâner en compagnie de l’auteur du récent Terrestres et où l’ombre vacillante d’Hemingway, la représentation de la truite (et tout particulièrement celle peinte par Courbet), sa couleur (qui dépend du milieu où elle vit) et les différentes recettes (avec amandes, demi-citron et léger nappage de crème fraîche en appui) pour bien apprécier sa chair ne sont pas oubliées.

    « Et quand vous aurez ce qu’il vous faut pour réjouir vos convives, arrêtez-vous de pêcher, écoutez les oiseaux, herborisez, regardez couler l’eau qui vous regarde, qui vous fait naître et vous efface, qui est votre mesure. »

     


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  • Sylvia Rivka Kersusan au micro de Radio Laser

    Posté le 26 Novembre 2013 par Éditions Apogée

    Mercredi 27 novembre, le chroniqueur littéraire de Radio laser, Félix Boulé, a reçu Sylvia Rivka Kersusan dans une émission spéciale pour parler de son roman L'Ombre de l'absent.


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  • M. Hervé et D. Poinsot à l'Espace des sciences de Rennes

    Posté le 22 Novembre 2013 par Éditions Apogée

    Denis Poinsot (biologiste, maître de conférences en biologie animale, Université de Rennes-1) et Maxime Hervé (biologiste, doctorant en écologie des interactions plantes-insectes à l’INRA) participeront à la conférence organisée le jeudi 5 décembre à 18h30 au Café des Champs Libres par l'Espace des sciences de Rennes. Le thème de ce café des sciences s'articule autour des 2 volumes de vulgarisation scientifique que les auteurs universitaires ont fait paraître dernièrement : L'Évolution des espèces (tome 1. Les preuves et tome 2. Les mécanismes).


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  • Marie Le Drian à Gâvres (Morbihan) en décembre

    Posté le 21 Novembre 2013 par Éditions Apogée

    Marie Le Drian, auteur du Corps perdu de Suzanne Thover (actuellement en librairie), sera l'invitée du café-librairie Le Comptoir gâvrais (Françoise et Jacky Quer) toute la journée le samedi 21 décembre (presqu'île de Gâvres, 31 avenue des Sardiniers). Une bonne occasion pour aborder avec elle le thème de la dépression…


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  • Salon du marque-page à Saint-Brieuc

    Posté le 21 Novembre 2013 par Éditions Apogée

    À l'occasion de cette exposition de marque-pages à Saint-Brieuc le samedi 23 et le dimanche 24 novembre, venez vous faire dédicacer vos exemplaires de Rouge Ballast, La Cour des Petits ou Mais le vert paradis de Jean-Claude Le Chevère.


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  • Une lutte contre la dépression

    Posté le 18 Novembre 2013 par Éditions Apogée

    Le Corps perdu de Suzanne Thover de Marie Le Drian
    par Yves Buin, auteur de Mémoire de Lazlo

    Le livre de Marie Le Drian pourrait se lire comme un manuel intime, magistral, contant la clinique de la dépression grave. En cela il serait bien utile aux spécialistes de la maladie mentale et aux proches du patient déprimé afin de leur éviter les faux-pas de conseils dits avisés qui s'avèrent plus destructeurs qu'aidants. Mais ce serait trop réduire le récit de Marie Le Drian : Le Corps perdu de Suzanne Thover.

    Certes on y trouve le cortège des symptômes de l'état dépressif dans sa navrante quotidienneté, le retrait inexorable du monde, la dissociation d'avec le corps par la perte de ce que les Anciens appelaient : l'élan vital. Une rupture dramatique car l'impossibilité de l'action devient la figure imposée le jour où accomplir le plus élémentaire des gestes devient épreuve et prouesse, mais où, surtout, s'affirme, indépassable, l'étrange vide d'une subjectivité qui se délite (la similarité avec des traits psychotiques est évidente). Vide peuplé cependant d'angoisses, de phobies, de pensées obsédantes et répétitives autour de l'auto-dépréciation, de la honte et de la culpabilité. Un lâcher-prise qui n'a pas la sérénité de celui de l'Orient apparaît sous forme de détresse, naufrage, vertige et crainte de l'anéantissement. Et puis ce vide devient le désert du rien. Il n'y a même plus d'activité pensante mais une atonie, une aphasie, et spectaculaire, une fatigue invasive, prégnante, perpétuelle, qui est la fatigue de vivre, irréversible.

    Des cliniciens assurent que, durant sa vie, l'homme ne cesse de lutter contre sa dépression, celle, existentielle, de l'incomplétude et de la destinée mortelle, et que de cette lutte, il fait une création. D'où les apparences trompeuses d'un combat victorieux mais réellement productif. C'est la gageure tenue ici par l'auteure.

    Tout cela, Marie Le Drian le relate par le truchement du parcours de Suzanne Thover dans un superbe dépouillement littéraire avec une grande maîtrise et justesse de ton, hors de tout pathos, en une plongée intérieure ou une identification à ceux qui souffrent de cette absence de vie, nous livrant, dépouillée de toute afféterie, l'épopée vers un re-naître bien délicat lorsque se manifeste : "ce qui a pu ranimer ce brin de vie, sur les braises froides d'une pensée qui tentait sans doute d'exister encore".

    Ce frémissement, il s'éprouve tout juste après que l'ombre de la mort a passé et que l'occurrence ultime du suicide froidement envisagé s'est estompée. il faut alors reconquérir l'espace du corps. "Il y avait eu : avant le corps. Il y avait après". Ce corps qui n'est, tout au long du récit qu'une immanence épaisse, impénétrable, étrangère. Il s'agit de le réhabiliter et Marie Le Drian nous instruit de l'art précieux du cheminement vers les retrouvailles du être-à-soi qu'elle donne dans ce texte avec compassion, compte-tenu de la toxicité de certaines attitudes et structures soignantes.

    On ne prétendra pas à un happy-end mais l'épilogue s'ouvre sur une lumière ténue d'autant plus essentielle qu'elle est fragile, signant qu'il est possible de quitter les abîmes.

    Et nous, nous détenons, au terme des ces pages, un peu plus d'humanité.


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  • Denis Rigal à l'antenne de France Culture…

    Posté le 15 Novembre 2013 par Éditions Apogée

    Ne manquez pas Denis Rigal sur les ondes de France Culture le dimanche 17 novembre à 12 h : il est l'invité d'Alain Kruger dans son émission "On ne parle pas la bouche pleine" au cours de laquelle, à travers le bel Éloge qu'il lui a consacré récemment, il rendra hommage à la truite. Une savoureuse entrée en matière avant de passer à table…


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  • … et aussi à Vorey-sur-Arzon (43)

    Posté le 15 Novembre 2013 par Éditions Apogée

    … où Denis Rigal sera présent lors de la 5e édition du salon des écrivains de Haute-Loire ce même dimanche (à l'Embarcadère, toute la journée à partir de 9 h).


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  • Un très beau livre de mer

    Posté le 6 Novembre 2013 par Éditions Apogée

    Capitaine Sauveteur de Jean Bulot
    par Jacques de Certaines, auteur de Jean Peltier, armateur à Nantes au Siècle des lumières, de Deux chefs de guerre au Moyen Âge, l'amiral Jean de Vienne et le connetable Bertrand du Guesclin et co-auteur de Secoue-toi Bretagne !

    Les marins de plaisance ne connaissent pas toujours très bien la diversité des métiers de la mer. Celui de capitaine de remorqueur de haute mer est à l’inverse de la pratique du plaisancier : quand le vent dépasse force 8 et que la mer d’Iroise hésite entre très grosse et énorme, le remorqueur de haute mer va se poster au large alors que les voiliers ont déjà regagné d’urgence leur ponton préféré. Comment un enfant de l’île d’Arz, fils de capitaine au long cours mais se reconnaissant plutôt parmi les cancres au collège des jésuites de Vannes, est-il devenu le commandant de l’Abeille Flandre en gravissant tous les échelons de la marine marchande ? Maintenant retraité, il s’est trouvé une passion pour l’écriture et il faut reconnaître qu’il a, comme on dit, une belle plume.

    Son livre décrit d’abord le début de carrière comme pilotin sur un liberty ship puis assez rapidement comme lieutenant puis capitaine dans la compagnie de remorquage bien connue des Abeilles. S’enchaînent alors ce que le marin ordinaire considérerait comme des exploits et qui n’ont été pour lui et son équipage que du travail bien fait. Remorquer par tous les temps une barge de plus de 5000 tonnes et d’une hauteur de 45 mètres, un pétrolier de 140000 tonnes, le Tanio coupé en deux, un navire de guerre nigérian… n’est sans doute pas à la portée de n’importe quel capitaine et de n’importe quel équipage. Sauver les équipages avec le canot pneumatique par mer très forte, lancer la ligne lance-amarre, amarrer la pantoire pour passer la remorque pas loin des rochers sont des exercices périlleux quand le remorqueur et l’assisté sont mangés (recouverts) par la mer et conduisent à ce que Jean Bulot appelle modestement « des sauvetages mémorables ».

    Quelques « incidents » décrits dans ce livre font froid dans le dos : comment un capitaine de cargo danois en détresse peut-il, avec les instruments modernes, se tromper sur sa position ? Comment un navire secouru peut-il larguer son remorqueur dés qu’il est sorti du danger pour ne pas avoir à payer la facture ? Comment des vagues très fortes peuvent-elles couper en deux un pétrolier chargé de 27000 tonnes de fuel lourd ? Comment un porte-container peut-il s’échouer à Sein en se croyant à Ouessant ? Comment un cargo (sans pilote ?) peut-il aborder une barge remorquée sur le « rail » en mer du Nord avant de passer sur la remorque ? Quelle est la responsabilité du capitaine, de l’armateur, de l’assureur… dans nombre de « fortunes de mer », et l’on pense bien sûr à l’Amoco Cadiz refusant les secours?

    Certains sauvetages font pourtant rêver à des contes de fées, telle l’histoire de ce marin malgache du  Tanio dont le premier épisode est décrit dans le livre ; dans son navire coupé en deux que remorquera Jean Bulot, il sera hélitreuillé et rapatrié sain et sauf sur Brest comme tout l’équipage. Quelques années plus tard (et cette belle histoire a échappé au livre de Bulot), ce même matelot malgache se trouvait dans les mers australes sur le Marion Dufresne lorsqu’il participa au sauvetage de l’équipage d’un hélicoptère de la marine, piloté par celui-là même qui l’avait sauvé de l’épave du Tanio.

    Un très beau livre de mer, qui donne à réfléchir tant sur la force de l’océan que sur le courage et l’expérience des équipages de sauvetage, à opposer hélas à l’incompétence et l’irresponsabilité de quelques-uns. Les photos sont impressionnantes et, si certaines peuvent paraître un peu floues, il suffit de s’imaginer, appareil à la main, en train de tenter de faire « la » photo entre deux vagues de plus de 10 m de haut sur un navire roulant bord sur bord !

    Jacques de Certaines

     

     


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  • Festival du livre de Carhaix

    Posté le 5 Novembre 2013 par Éditions Apogée

    Apogée

    De gauche à droite : Jean Kergrist, Marie Le Drain, Guénane sur le stand Apogée


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