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Éditions Apogée

  • F. Ascal en signature à la fête de l'Humanité

    Posté le 14 Septembre 2011 par Éditions Apogée

    Retrouvez Françoise Ascal, en signature pour Un rêve de verticalité au Village du Livre de la Fête de l'Humanité, samedi 17 et dimanche 18 septembre de 15h à 17h (Parc de la Courneuve-Espace fêtes, La Courneuve).


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  • Lecture à l'occasion de l'exposition de Georges Le Fur, Exodes

    Posté le 14 Septembre 2011 par Éditions Apogée

    Dans le bois ou sur le papier, graver.

    De gauche à droite : Alain Jégou, Guénane, Alain le Beuze et Georges Le Fur

     

    La galerie le Fouëdic, à Lorient, présente le travail du graveur sur bois Georges Le Fur, dans une exposition intitulée Exodes. Sera présenté le livre d'artiste du même nom, composé de trois xylogravures originales et de trois poèmes d'auteurs ayant publié chez Apogée : Guénane, Alain Jégou, Alain Le Beuze.

    Une lecture aura lieu à la galerie le 16 septembre 2011 à 20h.

     


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  • Françoise Ascal, gardienne

    Posté le 6 Septembre 2011 par Éditions Apogée

    Un rêve de verticalité, de Françoise Ascal
    par Vincent Dréano, coauteur du Livre de Marcel

    Avant de découvrir le dernier livre de Françoise Ascal, Un rêve de verticalité, je m’offre de relire l’ensemble de ses textes, parus dans la collection « Rouge » d’Apogée, son éditeur. Extraits de journaux, avec La Table de veille ou Cendres vives, courtes nouvelles dans Issues, notules autour d’œuvres de peintres pour Rouge Rothko. L’écriture est haute, et tient le pari de rassembler, elle dit la terre commune.

    Il me semble ainsi, avant d’ouvrir son dernier livre, que Françoise Ascal est de l’ordre des « gardiennes ».

    Gardienne des siens, du visage de son père et du visage de sa mère, qu’il faut guérir, encore, accompagner, protéger, bien après la mort. Gardienne des souffrants, qui cherchent une issue au monde, ou à leur corps qui est monde, ou encore une issue à ce « temps de désastre ».

    Gardienne du temps. La forme du journal, comme du recueil, dit encore cette nécessité de préserver, de veiller. Françoise Ascal veille, en liant l’intime à l’universel avec les objets qu’elle dépose sur sa table de travail : livres, cartes postales, photographies, signes lointains ou proches, œuvres du temps qu’elle nous invite à partager.

    Gardienne des gardiens – artistes, poètes, peintres ou philosophes – (de ces phares baudelairiens qui éclairent, comme « le meilleur témoignage de notre dignité », dit le poète. Baudelaire évoquait dans ses « phares » Watteau, Léonard de Vinci, Delacroix, Rubens, Michel-Ange, Goya et Rembrandt – c’est par ce dernier que Françoise Ascal ouvre son Rouge Rothko, dans la continuité de ce travail. Nous découvrons avec elle la Renaissance d’Albrecht Dürer jusqu’aux florescences du 20e siècle d’Odilon Redon et Joseph Sima, Wladimir Kandinsky, Edvard Munch, Mark Rothko, ou Totuoka Shinsen, peintres connus ou moins connus, rassemblés sans ordre apparent, grâce à de petites cartes postales conservées comme des « talismans » après chaque exposition visitée. Elle nous offre ici comme un atelier idéal, une communauté de lumière, modeste ou irradiante : « Ainsi luisent les femmes de l’ombre, comme des lampes », dit-elle de la Mère assise à la table, de Rembrandt. « J’attends qu’il me consume », dit-elle du tableau de Mark Rothko.

     

    Lecture à l'occasion de la sortie de "Un rêve de verticalité", à Rentilly

     

    En résidence de poésie dans le parc culturel de Rentilly, domaines de 56 hectares accueillant écrivains, arbres immenses et bibliothèque de 7 000 ouvrages, Françoise Ascal s’est donnée cette fois comme projet d’écriture de « répondre » à ce lieu singulier, en questionnant le statut de la nature dans notre monde contemporain, à travers les œuvres du philosophe Gaston Bachelard.

    Les racines qui la lient à Bachelard sont profondes. Elle indique dans son Rêve de verticalité, avoir découvert le philosophe dans les années soixante. Une pensée claire « soudain » jetée sur les pans de la nuit, dit-elle. Surgissement d’une pensée fondatrice, généreuse, éclairante. Apparition d’un compagnon, qu’elle nous invite à faire nôtre. Dans Rouge Rothko, elle avouait vouloir s’emparer du titre d’une peinture de Joseph Sima, « Forêt oublieuse » pour le faire jouer, disait-elle, avec son « vieux Bachelard […], pour le faire résonner dans mes ombres propres, l’arpenter comme une terre vers laquelle on revient la nuit en songe. »

    Dans son dernier livre, avec Bachelard, qui n’est plus son « vieux Bachelard », qu’elle tient cette fois à distance respectueuse — pour elle, pour nous — Françoise Ascal continue « posément son travail de lumière ».

    Lumière sur le rêve, ce qu’apportent les forces régénératrices de l’imagination, dont le philosophe disait l’importance (Le Droit de rêver, L’Eau et les rêves, L’Air et les songes, la poétique de la rêverie, sont les titres significatifs de ses livres). Rêve, songe, force de l’imagination, mais aussi forces de l’espoir, pour imaginer une alternative, dans un monde menacé, en mutation incessante et « dont les vieux parapets sautent », dit Françoise Ascal.

    Lumière sur la verticalité, une volonté de « redressement », comme une insurrection des consciences, une résistance, la barricade nécessaire, et le chant qui s’élève, dans un monde où « prendre peur serait raisonnable », dit-elle. Les arbres, comme les abeilles, comme une forme de poésie, en voie de disparition, Françoise Ascal, bien que se défiant de tout passéisme, donne à son journal l’allure d’une alarme devant de ce qui constituerait une modification de substance pour notre humanité, et laisse entrevoir avec le philosophe la possible modernité des archaïsmes.

    Lumière sur l’homme, par touches légères. Bachelard père, presque mère, lorsque, veuf, il élève seul sa fille Suzanne, que nous accompagnons jusqu’à ses 77 ans, au moment où il achève les dernières pages de La Flamme d’une chandelle, où il ne lui reste plus qu’une année à vivre.

    Lumignons autour d’un lit blanc. Faire signe.

    Françoise Ascal ouvre son livre en revendiquant une phrase « inutile, perdue d’avance », et le referme en se montrant convaincue que le monde à venir « n’aura besoin d’aucun Bachelard ». Forme passagère de désespoir ou humilité, objection au mercantile ou volonté de susciter nos réactions ? L’écriture de Gaston Bachelard comme celle de Françoise Ascal est généreuse et haute, elle guide. Et ce livre est absolument nécessaire tant cette écriture fait signe, fait « salut », nous garde. Toujours, nous dit Françoise Ascal, « chercher ailleurs, plus haut, plus profond, aller vertical, côté ciel, côté racines ». Dans ce Rêve de verticalité, le rêve d’un monde qui grandit sans arrachement, qui, sollicitant ses racines, parvient encore à s’épanouir.


    Cet article a été posté dans Notes de lecture

  • Bienvenue !

    Posté le 1 Septembre 2011 par Éditions Apogée

    Les Éditions Apogée sont heureuses de vous accueillir sur ce blog construit et pensé en même temps que le nouveau site internet.

    Parce qu'après avoir déambulé dans les rayonnages, il est bon de se retrouver pour échanger (autour des livres), découvrir (des auteurs), partager.
    Parce que le livre existe pleinement lorsqu'il rencontre son lecteur... et que c'est là la récompense de l'éditeur, profitons de cet espace.

    Au fil des mois, vous retrouverez donc des notes de lecture, des portraits mais aussi les rendez-vous avec les auteurs et les éditions. N'hésitez pas à laisser vos commentaires!

    De même, dans les jours et les semaines à venir, le site sera enrichi, notamment avec des extraits à feuilleter en ligne.
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