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Autour des livres

  • Le Pénitent de Furnes

    Posté le 15 Février 2012 par Éditions Apogée

    Un visage apparaissant dans la roche des orgues de l'Ille-sur-Têt, un train fantôme… Le personnage à qui toutes ces histoires arrivent entretient une sorte de familiarité avec les puissances invisibles. Il accueille (le plus souvent) avec calme et sérénité les « signes » qui lui sont adressés. C’est un fantastique teinté d’humour que Michel Wallon nous propose dans ce court recueil… qui débute à Furnes, où se tient chaque année une procession de pénitents.

    Les pénitents de Furnes (DR)

    Découvrant la place centrale de cette ville, le narrateur se remémore le roman de Simenon Le Bourgmestre de Furnes… C'est tout naturellement donc, que Michel Wallon a adressé cette nouvelle à la lecture de Georges Simenon, qui lui écrit ceci :

    Lettre de Georges Simenon à Michel Wallon à propos de sa nouvelle "Le Pénitent de Furnes"

     


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  • Un atelier d'écriture, une aventure humaine

    Posté le 30 Novembre 2011 par Éditions Apogée

    Nous vous avons déjà parlé ici du Peuple des carrières. Parmi les nombreux ateliers mis en place par ce collectif, il y avait l'atelier d'écriture Saga, emmené par Ricardo Montserrat, qui a donné naissance au roman À fleur de pierre (sorti le 19 novembre).

    Un atelier d'écriture, c'est un exercice difficile mais c'est avant tout une aventure humaine. Et cela, on le comprend bien en lisant ce texte dont Jean Guérin, l'un des participants, nous a spontanément fait part.

    Les membres de l'atelier Saga (c) M. Audinet

     

    " Ma femme descend l'escalier. Je vois d'abord ses jambes et le bas de sa chemise de nuit. Arrivée à la moitié des marches, elle s'arrête, et me dit :
    - Tu ne dors pas? Quelle heure est-il?
    Petit coup d’œil à la pendule de l'ordinateur.
    - 5h 42
    - Ça fait combien de temps que tu es là?
    - Je ne sais pas... deux ou trois cafés...
    - Tu ne viens pas dormir?
    - Non, ce n'est pas le moment, Victor et Giovanni viennent juste de rentrer de Mauthausen, ça va chauffer !
    - Bon, tu fais comme tu veux, mais moi j'y retourne...

    Tout a commencé le 27 janvier 2010.
    Dans un mail, un ami m'envoie un extrait du journal Ouest-France : "Séance d'écriture de la fiction du Peuple des carrières. Le prochain atelier d'écriture aura lieu à Languédias, le vendredi 5 février, de 17 h à 20 h et samedi 6 février, de 9 h à 12 h..."
    J'avais déjà lu deux articles similaires dans ce quotidien et je m'étais dit : "Ça, ça me plairait bien..." J'envoie l'information à quelques connaissances pour tenter de mobiliser les foules autour de l'événement (pour une fois qu'il se passe quelques chose chez nous) et nous venons à quatre le premier jour.

    L'accueil est amical et gai. Présentations faites, nous prenons tous place autour de la table. Ricardo commence une lecture rapide de quelques textes en cours. Commentaires. Difficile de comprendre ce qui se dit, nous avons trop de retard. Dans le groupe de l'atelier, les mains s'activent et griffonnent des notes, rapidement, fébrilement. Nous participons à cette rencontre en spectateurs. Pendant deux heures j'essaie de comprendre, mais je n'arrive pas à trouver le bout du fil conducteur.

    La journée se termine sur une sensation d'échec, nous nous quittons sur un "À demain peut-être?..." Dehors notre groupe de curieux n'est pas très enthousiaste. "Alors qu'en pensez vous? On se revoie demain?" "Non pas le temps, pas envie, ou ce n'est pas mon truc..." C'est clair, ils ne reviendront pas. Et moi, est-ce que je reviendrai demain matin?

    Écrire, il y longtemps que j'en ai envie. Depuis quand? Ça fait un bout de temps déjà. Depuis mes premiers contacts il y a dix ans avec les parchemins des fonds d'archives, les registres paroissiaux, les actes notariés... Écrire pour transmettre.
    Mais là c'est différent, c'est un atelier pour écrire un roman. Un roman à plusieurs. Il faut inventer une histoire où figurent des personnages du bassin granitier de Dinan, des picotous, des paysans, des résistants... Je viens d'arriver dans la région, et je ne connais rien de l'histoire de ces gens. Quelle prétention! Je vais passer pour qui? Mais ça me démange quand même un peu.
    Alors revenir demain, ou pas?

    Samedi 8 février 8h 45.
    Au foyer rural quelques personnes sont déjà là, d'autres arrivent derrière moi. Sur la table il y a des sacs, des écharpes, des cahiers, des papiers, un ordinateur et le café qui attend.
    - Bonjour !
    - Bonjour Jean, c'est gentil d'être revenu ! répond Jacqueline
    - Écoutez je voudrais bien vous aider, mais je ne suis à Languédias que depuis deux ans, je ne suis pas Breton, et je ne sais rien des carrières.
    Ricardo debout, tasse de café en main, petit sourire aux lèvres, me regarde l'air amusé.
    - Et avant tu faisais quoi? Quel est ton métier?
    - J'étais conducteur de trains à la SNCF.
    - Un cheminot ! Tu tombes bien, il y a un train à faire sauter! Tu seras le saboteur de service!
    Mon sort est scellé. Je ne peux plus revenir en arrière. C'est exactement ce que je voulais!

    Aujourd'hui le livre est terminé. Vingt et un mois ont passé pendant lesquels la coopération avec Jacqueline a été permanente. Combien d'interrogations, de doutes avons nous partagés. La résistance, les camps, le retour, le voyage en l'Italie..."Qui les a dénoncés?" "Qu'est-ce que tu as sur Mauthausen?" "C'est comment Bedizzano ?... Et l'arrivée en gare de Carrare en TGV?"... "Et le musée?"... "Et si la sœur d'Emilio venait
    faire des études en France?"
    De cette belle aventure, si bien décrite par Yolande, j'ai retenu la jubilation, le plaisir d'être ensemble à chaque rendez-vous.
    Chacun avait inconsciemment choisi un personnage et le portait en lui
    . J'ai été le Victor jeune résistant couché sur le ballast, attendant le signal du combat, les nerfs à vif. Puis plus tard celui qui rentre au pays et retrouve la maison de sa mère, détruite par le feu. Heureusement l'ami Giovanni était là, incontournable personnage.

    […]

    Nous y avons mis notre cœur, Ricardo a apporté sa touche personnelle et son savoir-faire. Le résultat est au-delà de ce que je pouvais imaginer."

    Jean Guérin


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  • La Guerre secrète : fatras de ruines / collage de papiers

    Posté le 27 Octobre 2011 par Éditions Apogée

    Il me prit envie de réaliser ce collage pour illustrer La Guerre secrète. J'ai déchiqueté des photocopies de photos issues des archives départementales du Morbihan, en y joignant une petite image jaunie de "Lucie", l'héroïne, qui garda en elle, incrusté, ce fatras de ruines comme autant de frissons."
    Guénane

    La Guerre secrète - collage de Guénane


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  • Les Bretons et l'argent

    Posté le 27 Octobre 2011 par Éditions Apogée

    Plus que quelques jours pour voir (ou revoir) l'expo "Les Bretons et l'argent" du musée de Bretagne (qui prend fin le 30 octobre). Un thème étonnant de prime abord mais tellement d'actualité! Connaître son passé pour éclairer le présent…
    Les expos passent, les livres restent! Assiette peinte, corsage, armoire et bien sûr, pièces et billets : à travers diverses thématiques, Les Bretons et l'argent présente des objets — des plus exceptionnels aux plus quotidiens — qui, à leur manière, nous disent quelque chose du rapport de nos aïeux à l'argent.

    Par exemple, savez-vous à quel usage correspond cet objet?


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  • Le Journal d'un haricot : carnet d'Olivier Hobé

    Posté le 26 Octobre 2011 par Éditions Apogée

    Le Journal d'un haricot, d'Olivier Hobé, est constitué de notes que l’auteur a prises au quotidien, en se tenant auprès de son fils luttant contre la maladie. Il nous a offert de découvrir son carnet — autrement dit les prémices de ce livre qui sort aujourd'hui en librairie.
    On y trouve peu de ratures, une plume rapide; on imagine les couloirs d'hôpitaux, les terrasse de cafés; on le devine au fond de la poche ou du sac… L'ensemble suffit à dire ce qu'a pu représenter l'écriture durant cette période à part : tel le signet de ce carnet, un fil rouge.

    [cliquez sur les images pour agrandir]


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