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Monthly Archives: January 2012

  • Catherine & Maya…

    Posté le 20 Janvier 2012 par Éditions Apogée

    La calligraphie de Catherine Denis et la couleur de Maya Mémin s'unissent et s'exposent à la galerie Ombre et Lumière (Saint-Malo), du 28 janvier au 26 février 2012.


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  • Jean Ollivro aux Assises de l'énergie

    Posté le 10 Janvier 2012 par Éditions Apogée

    26 janvier / Jean Ollivro sera aux Assises de l'énergie à Dunkerque. Il y évoquera les thématiques de son dernier livre Nouvelle économie des territoires.


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  • Jacques de Certaines en dédicace

    Posté le 8 Janvier 2012 par Éditions Apogée

    28 janvier / J. de Certaines, auteur de Jean Peltier, armateur à Nantes au Siècle des lumières, sera en dédicace à la libraire Coiffard (Tome 2, rue de la Fosse, Nantes), à partir de 17h.


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  • Conférence de J. de Certaines

    Posté le 7 Janvier 2012 par Éditions Apogée

    28 février / Conférence de J. de Certaines à propos de Jean Peltier, armateur à Nantes au Siècle des lumières (salle polyvalente de Vezin-le-Coquet, 14h30, entrée gratuite).


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  • Marlé s'en est allée…

    Posté le 5 Janvier 2012 par Éditions Apogée

    Pour un dernier hommage à Matilda Tubau-Bensoussan qui vient de nous quitter, voici le beau texte d'Albert Bensoussan, son époux, en épilogue de L'Immémorieuse, à paraître en février 2012.

    Matilda Tubau-Bensoussan

    " Marlé s'en est allée
    Elle gardait les yeux clos comme pour s’habituer à la nuit. Sa voix, sa belle voix d’alto s’était amenuie. J’ai entendu son souffle, avait dit sa petite-fille au téléphone, mais les mots ne lui venaient plus. Son dernier souffle. Elle avait déserté son fauteuil pour élire comme résidence permanente son lit où elle semblait m’attendre. Mais ce n’était pas mon odalisque et nous n’étions plus amants. Hier encore, lorsque j’entrais dans sa chambre, elle se soulevait légèrement sur le coude et m’accueillait d’un large sourire. Sans nulle surprise, puisque je venais la voir tous les jours en début d’après-midi. Mais avec cette impatience qui disait l’amour qu’elle me portait. Autrefois nous étions avides l’un de l’autre. Ou dit-on amoureux ? On lui a retiré son dentier, et maintenant elle sourit comme un bébé. Ma femme est devenue un enfant. Redevenue. La porte de la mort ressemble-t-elle à l’entrée de la vie ? Hier elle n’avait plus la force de se soulever. Paupières creuses, bouche ouverte, happant son air. Et puis quelques grimaces comme après une tétée. J’ai poussé une chaise contre son lit. Je lui ai pris la main. Il était treize heures quarante-cinq. Je n’ai lâché sa main qu’à vingt heures, quand le haut de sa gorge a cessé de hausser. À peine, grande peine. Elle dormait, en était moite. J’ai vaporisé autour de ses lèvres un peu d’eau thermale. Sans essuyer les gouttes, et son visage s’est rafraîchi. Elle avait la lèvre aussi pendante qu’un chien après la course. Et puis ses doigts sont devenus bleus, et froids aussi. Les avant-bras marbrés. Mais le front restait chaud. L’infirmier est passé. Il a glissé la main sous le drap. Elle est en nage. Il lui a pris l’index, l’a pincé dans un appareil qui calculait ce qui lui restait d’oxygène. Plus tard un moteur a ronronné dans sa chambre, et des tuyaux entraient dans ses narines. Le docteur est passé, le pouls devenait inexistant. Deux fois on a usé du tensiomètre, et plus rien ne marquait. Rien ne passait. La boule, passe et manque. La poire d’angoisse. Je l’avais toujours dans ma main, mais elle ne la pressait plus. Je me suis jeté sur elle et j’ai crié : Marlé tu me meurs !...  Et j’ai arrosé son visage de mes larmes. Marlé s’en était allée."
    Rennes, le 3 janvier 2012

    De Matilda Tubau-Bensoussan nous avions publié en 2011, La Césure.


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